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Table des matières

 
Quoi de neuf au Centre
 
Au service de la recherche
 
Forum d'échanges
 
Des résultats à mettre en action

Quoi de neuf au Centre

Les 4e Journées annuelles des chercheurs
2008-09-01

Le Centre Léa-Roback à cheval entre le passé et l’avenir

Ils étaient chercheurs, membres, partenaires, étudiants et employés, en tout une cinquantaine de personnes, qui se sont rendues les 15 et 16 novembre dernier à l’invitation du Centre Léa-Roback. Elles ont cherché à tracer le bilan des activités du Centre et ont posé les bases de son avenir. Le Centre est en effet à un moment charnière de son histoire : il doit présenter ses résultats de mi-parcours à son principal bailleur de fonds et se prépare également à intégrer les rangs du Centre de recherche de la toute récente École de santé publique de Montréal. Deux caps décisifs!

Mesurer la contribution du Centre Léa-Roback au débat social
Le rapport d’évaluation que le Centre Léa-Roback s’apprête à produire sera déterminant pour la suite des choses. Cette étape devrait en effet aboutir à la deuxième tranche de son financement. Un bref survol de chacun des critères d’évaluation fait par Mme Louise Potvin, la directrice scientifique, n’a laissé plané aucun doute sur la diligente activité du Centre, son dynamisme et ses accomplissements.

Il reste toutefois difficile de mesurer la portée de son action. La recherche se traduit difficilement par une approche comptable, comme l’a justement souligné un participant. Encore moins, pourrait-on dire, la recherche portée par des valeurs sociales. Pourtant, à l’heure où les organismes subventionnaires ont de plus en plus tendance à vouloir diffuser les retombées de leurs investissements, il peut être nécessaire de souscrire à cette logique. C’est l’effort qu’a fait l’assistance à cette 4e assemblée des chercheurs et des pistes prometteuses ont émergé de cette réflexion : évaluer le facteur d’influence des membres, faire une analyse systématique de la couverture médiatique… Il reste malgré tout qu’il y aurait lieu de mettre au point des « indicateurs d’impact » pour la recherche en sciences humaines.

Le Centre Léa-Roback à l’École
La décision est prise : le Centre Léa-Roback fera partie du Centre de recherche en santé publique de l’École de santé publique de l’Université de Montréal. Tel qu’esquissé par Mme Marie-France Raynault, le portrait de la situation laissait certaines questions en suspens, questions auxquelles les participants à l’Assemblée ont eu le mandat de répondre. Parmi celles-ci, sans doute la plus cruciale : quelles activités le Centre doit-il absolument maintenir pour s’assurer de réaliser sa mission? La question de la future localisation du Centre n’est pas tout à fait anodine, mais est demeurée sans réponse. Il est clair que, si elle présente des avantages certains, la nouvelle affiliation du Centre Léa-Roback entraîne sa part de changements et à travers eux, il faut s’assurer de ne pas perdre l’essence du Centre.

Entre le passé et l’avenir, il y a tout de même eu place pour le présent : toute une journée consacrée à la présentation de recherches réalisées par les membres. Une journée fort appréciée, un moment qui a permis de nouer des alliances et de faire cheminer ses idées. « Il est étonnant, de dire Lise Bertrand, chercheuse à la Direction de santé publique, de constater la grande diversité des recherches et de champs d’intérêt qui pourtant provient de la même sensibilité à l’égard de l’humain. »


Au service de la recherche

Pour des indicateurs accessibles et fidèles
2008-09-01

En tant qu’instruments de mesure et reflets de la réalité, les indicateurs doivent être accessibles et fidèles.

Deux initiatives viennent tout juste de voir le jour qui contribuent à l’une et à l’autre de ces qualités : le site Internet le Socioscope, et la publication Les indicateurs socioterritoriaux.

Le Socioscope
Œuvre du Forum régional sur le développement social, le Socioscope rend non seulement des indicateurs montréalais de développement social facilement accessibles sur le Net, mais il met en évidence leur pertinence. Qui plus est, il rend compte, dans une certaine mesure, de la complexité de la dimension sociale. Concrètement, cela signifie que chacun des 49 indicateurs se présente en lien avec ceux qui agissent sur lui et ceux sur lesquels il agit. Autre raffinement technique : il y a trois accès possibles et l’un deux consister à sélectionner un objectif de développement social pour voir apparaître les données qui le reflètent.

Les indicateurs appartiennent à six grands thèmes : l’emploi, la vie civique, l’environnement physique, la santé, la sécurité économique et l’apprentissage. Ils ont été retenus à l’issue de consultations collectives auprès d’organisations du milieu du développement social.

Travailleurs communautaires, décideurs, élus, chercheurs, cliquez sans hésiter : www.socioscope.qc.ca

Fidélité et performance
Page couverture du livre Gilles Sénécal Les indicateurs socioterritoriaux. Perspectives et renouvellementLa publication Les indicateurs socioterritoriaux. Perspectives et renouvellement, un ouvrage sous la direction de Gilles Sénécal, professeur à l’INRS-Urbanisation, Culture et Société et membre du Centre Léa-Roback, adhère aussi au constat de la complexité de la réalité sociale. Il aborde toutefois la question des indicateurs dans une optique différente. Il veut proposer des alternatives aux outils plus conventionnels essentiellement axés sur les données disponibles. Un des chapitres traite, par exemple, de l’état des lieux comme indicateurs de la qualité de vie ou de la désorganisation sociale. Le livre qui vient tout juste de paraître veut essentiellement amorcer une réflexion. On peut se le procurer dans toutes les librairies. Consulter la table des matières...


Forum d'échanges

Recherche sur les mères adolescentes de Prince George
2008-09-01

Une approche porteuse de changements

Quand la recherche porte son attention sur les mères adolescentes, elle s’intéresse habituellement au parcours individuel de ces jeunes filles. Jean Shoveller, professeur à l’Université de Colombie-Britannique a plutôt adopté une approche globale pour mieux comprendre la réalité vécue par les mères adolescentes de Prince George, ville de 70 000 habitants située au nord de la Colombie-Britannique. Au fil de sa démarche, la chercheuse a également tissé des partenariats avec la communauté pour que son travail débouche sur des améliorations.

« Il s’agissait de comprendre et d’améliorer les facteurs structuraux préjudiciables aux tentatives des jeunes mères qui veulent poursuivre leur éducation, acquérir des compétences parentales, se loger ou trouver du travail », a-t-elle déclaré le 29 novembre dernier alors qu’elle était invitée par le Centre Léa-Roback pour présenter les conclusions de ses travaux dans la série Visiteurs de passage.

À partir de l’expérience vécue par 25 jeunes mères de 15 à 25 ans et des témoignages provenant des professionnels qui dispensent des services à cette clientèle, Jean Shoveller et son équipe ont pu reconstituer toute la complexité du quotidien de ses sujets. « Il leur faut beaucoup de courage » reconnaît la chercheuse.

Parmi d’autres facteurs, ce sont surtout les problèmes de logement des jeunes mères que la recherche a mis en évidence. Aucune des participantes ne demeurait dans un logement subventionné et la salubrité de leur résidence préoccupait la majorité d’entre elles. En moyenne, les jeunes mères avaient déménagé deux à trois fois durant la période de l’étude, soit 8 mois. Leur âge, leur situation financière, leur maternité constituaient autant d’obstacles pour trouver à se loger dans un endroit convenable, situé dans un environnement sain et à proximité des services. À Prince George, en dépit de la grande étendue du territoire, le transport en commun est déficient. En outre, les jeunes mères hésitent à demander l’assistance des services sociaux, inquiètes du fait que leur démarche pourrait induire une surveillance accrue de la part des autorités gouvernementales.

Grâce aux partenariats que l’équipe de recherche a établis avec le conseil scolaire de Prince George, les enseignants, les travailleurs sociaux, le Northern Health et, surtout, grâce à la détermination des jeunes mères elles-mêmes, des solutions ont émergé. Le Committee for Housing for Youth a exploré la possibilité de construire des habitations comme formule d’appoint de même que des logements sociaux et des coopératives. Certaines compagnies de taxis proposent des taux réduits dans les secteurs défavorisés et offrent aux utilisateurs réguliers des rabais. Une organisation communautaire pourvoit un camion et un chauffeur pour faciliter leurs déménagements.

La plupart des travaux de recherche menés auprès des adolescents par la docteure Shoveller s’attardent aux forces structurelles en jeu de manière à les transformer pour améliorer la santé et le bien-être des jeunes. À Prince George, cette démarche a donné des résultats.

Pour en savoir plus : Shoveller J, Chabot C, Johnson JL, Prkachin K, Wallace S. The investigation of teenage pregnancy in Prince George, BC. Vancouver: Self-published; 2005., UBC/UNBC [pdf]. | Site du The Youth Sexual Health Team


Des résultats à mettre en action

Des cartes maîtresses
2008-09-01

Identification des secteurs vulnérables à la chaleur accablante
Une recherche de Tom Kosatsky, médecin-conseil, et d'Audrey Smargiassi, chercheuse à l'Institut national de santé publique du Québec
- Cartographie et recherche réalisées par Patrice Pitre et Patrick Herjean, agents de recherche, Centre Léa-Roback


Ce système d'information géographique illustre, sous forme de carte, la localisation des îlots de chaleur urbains à Montréal. Il combine les données sur les îlots de chaleur comme les variations thermiques, sur l'environnement physique local comme l'intensité de la végétation et sur les indicateurs de vulnérabilité des populations. Pour mieux comprendre la formation et l'évolution des îlots, les chercheurs ont aussi recueilli des données contextuelles de tous ordres : la densité de la circulation, la proximité de stationnements, de commerces ou d'industries de même que l'utilisation de certains matériaux, autant de facteurs susceptibles d'influencer le comportement thermique d'un milieu donné ont été pris en compte. Comme la température à l'intérieur des bâtiments est généralement plus élevée qu'à l'air libre, elle a été mesurée dans une centaine d'immeubles. L'ensemble de ces analyses a été couplé à certaines données sociodémographiques et sanitaires pour produire un tableau complet sur les îlots de chaleur urbains de chaque territoire desservi par les Centres de santé et de services sociaux.

En identifiant précisément les secteurs les plus chauds, dits îlots de chaleur, et en localisant tout aussi précisément les populations les plus vulnérables à la chaleur intense, il sera possible de diminuer les conséquences dramatiques lors d'épisodes de chaleur accablante.

Pour consultation : Variation locale des zones thermiques et des zones de végétation

Les disparités dans l'accès à des aliments santé à Montréal
Une recherche de Lise Bertrand, agente de planification à la Direction de santé publique de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.
- Cartographie réalisée par Patrice Pitre, Centre Léa-Roback


L'étude sur l'accès aux fruits et légumes frais sur l'île de Montréal démontre des disparités selon les lieux de résidence. Pour chaque territoire desservi par les Centres de santé et de services sociaux, une carte indique la distribution des surfaces de vente de fruits et de légumes frais à distance de marche, soit 500 mètres. Une autre carte indique la répartition d'un indice d'accessibilité composé de la surface de vente et du taux de motorisation. Ces outils donnent un portrait systématique et exceptionnel de l'offre de produits frais dans la métropole.

Pour consulter les cartes : Répartition de l'indice d'accessibilité aux fruits et légumes et Surface de ventes de fruits et légumes frais dans un rayon de 500 mètres

Consulter les publications de la DSP sur les disparités dans l'accès à des aliments santé à Montréal


Pour toute suggestion d'article à paraître dans le Babillard, veuillez communiquer avec Danielle Massé : dmasse@santepub-mtl.qc.ca