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Qui est Léa Roback ?

Dernière mise à jour 2008-04-14

Léa Roback : un modèle inspirant

Le Centre porte le nom de Léa Roback en hommage à cette célèbre militante montréalaise, engagée dans tous les domaines qu’on associe aujourd’hui aux déterminants sociaux de la santé : travail, logement, conditions de vie. Léa Roback est une figure emblématique pour un centre qui souhaite dégager des pistes d’action de ses efforts de recherche.



photo : Louise de Grosbois, © 1993

Léa Roback : 1903-2000

  • 1903 : Léa Roback naît à Montréal dans une famille d’immigrants juifs polonais de neuf enfants. Elle passe son enfance à Beauport (près de Québec). Petite, elle veut ressembler à sa grand-mère paternelle, divorcée, excentrique et indépendante… Tout le contraire des aspirations traditionnelles des jeunes filles de l’époque.

  • Les années 1920 : Après ses premières expériences de travail à Montréal, Léa Roback part pour Grenoble étudier la littérature, séjourne quelques temps à New York et rejoint ensuite son frère en 1927 à Berlin. Elle y connaît la montée du nazime et de l’antisémitisme qu’elle conteste en s’engageant dans le parti communiste allemand.

  • 1932 : Menacée par la situation politique en Allemagne, Léa Roback revient à Montréal. Elle y débute une longue carrière de militantisme en se joignant au nouveau Parti communiste. C’est alors qu’elle organise l’action des sans-travail aux côtés de Norman Bethune. Elle gagne sa vie au «Y» des femmes juives.

  • 1934 : L’amour amène Léa Roback en URSS. Cette fréquentation ne connaîtra pas de suites puisqu’elle revient au pays plus que jamais déterminée à se consacrer toute entière à la cause de la pauvreté et de l’injustice.

  • 1935 : Léa Roback organise la campagne électorale de Fred Rose, premier député communiste à entrer aux communes en 1943.

  • 1936 : Sa longue association au mouvement ouvrier débute alors qu’elle est embauchée par l’Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames. Elle fait alors la rencontre de Madeleine Parent, qui devient sa comparse dans la lutte pour les droits des ouvriers et ouvrières, et de Thérèse Casgrain, qu’elle joint dans la lutte pour l’obtention du droit de vote des femmes au Québec.

  • 1941 : Elle organise le syndicat de la RCA Victor à Saint-Henri.

  • Fin des années 50 : Léa Roback quitte le parti communiste mais demeure tout aussi active en s’engageant dorénavant dans le mouvement pour la paix. Elle devient membre de la filiale québécoise de la Voix de femmes fondée par Thérèse Casgrain. Pendant encore quatre décennies, elle poursuit son combat pour la justice sociale.

  • 28 août 2000 : Léa Roback meurt accidentellement, à l’âge de 96 ans, dans le quartier Côte-des-Neiges, un quartier qu’elle aimait profondément.